Dans le cadre de la gestion des ressources en eau, l’ONG Jeunes Volontaire pour l’Environnement (JVE) Bénin, membres de la Plateforme des Organisations de la Société Civile du Mono (POSC Mono) a pris part à Lomé, les 23, 24 et 25 juin 2021 à un atelier de renforcement de capacités sur la coopération et la gouvernance transfrontalière des ressources en eau partagées du Bassin du Mono.
Organisée par l’Autorité du Bassin du Mono (ABM) et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN), cette formation porte sur l’hydro-diplomatie. Alliant la diplomatie avec l’expertise hydraulique, l’hydro-diplomatie consiste en fait à rassembler autour de la même table, dans le cadre d’une nouvelle gouvernance, tous les acteurs liés à la gestion de l’eau. Le but est de favoriser les bienfaits économiques et sociaux pour les bassins transfrontaliers et de travailler pour éviter la militarisation des conflits liés à l’eau. Dans un contexte où la question du partage de l’eau est au cœur de nombreux conflits, par exemple la question du fleuve du Nil, surtout entre l’Egypte et l’Éthiopie. Cet atelier est une aubaine pour les pays partageant ce bassin (Bénin et Togo) afin justement de doter les participants des moyens pour prévenir de possibles conflits inhérents au partage de l’eau et plus précisément à l’exploitation des ressources du bassin du Mono. Selon le Global Water Partnership, le niveau de prélèvement des ressources en eau renouvelables en Afrique de l’Ouest (compte non tenu du Cameroun et du Tchad) est actuellement de 11 milliards de m³ par an pour un potentiel disponible de 1 300 milliards de m³ ; c’est ainsi l’opportunité de fournir des réflexions afin de créer une dynamique de développement économique et social au niveau du bassin qui serait bénéfique aux riverains.
Il est important de préciser que JVE Bénin représentait à cette réunion, la POSC Mono. Depuis sa création en 2019, JVE BENIN assure la Vice-présidence de la plateforme. JVE BENIN était reprsenté par son Directeur M. Mawusé HOUNTONDJI. On note également la présence sur place des autres membres de la plateforme des Organisations de la Société Civile Mono (POSC), d’autres organismes et associations liées au secteur de l’eau mais aussi des officiels des deux pays ayant en commun le bassin du Mono.